1.Contexte politique iranien

2004

Groupe de travail : Stage ,


Une intervention de solidarité internationale s’accompagne du souci de s’inscrire avec cohérence dans le processus de réponse à la crise, notamment lorsque l’action entreprise s’inscrit dans le moyen ou long terme.

Tout acteur, quel qu’il soit et quel que soit son projet, doit comprendre et maîtriser le cadre institutionnel et politique dans lequel il évolue. Dans le cas de l’Iran, il est primordial de comprendre la structure étatique de cette République islamique, qui fonctionne de manière complexe, pour pouvoir envisager une réponse à la catastrophe de Bam.

Cela permettra de mettre en lumière les spécificités de ce contexte politique afin de cerner les contraintes qui en découlent et d’identifier les organes qui possèdent le pouvoir de décision.

Après le renversement, en 1979, du dernier représentant de la dynastie des Pahlevi, Muhammad Rizah Chah, une nouvelle Constitution instaure, en décembre 1979, une République islamique, dont les principes fondateurs, en matière politique, économique et sociale s’inspirent de l’islam chiite.

Le chef de l’État est le Guide de la Révolution, désigné à vie par un conclave de religieux du haut clergé chiite. Il supervise les actions du gouvernement. Le gouvernement est dirigé par le président de la République, élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. Le président est responsable devant le Parlement et le Guide suprême.

Le Parlement (Madjlis) comprend 270 membres, élus au suffrage universel pour des mandats de quatre ans. Il a le pouvoir de démettre le président. Cinq sièges sont automatiquement réservés aux représentants des minorités religieuses. Les lois votées par le Madjlis doivent être approuvées par le Conseil de surveillance de la Constitution. L’islam prédomine dans la législation qui repose sur la charia, la loi canonique islamique.

La structure étatique de la République Islamique d’Iran repose donc sur un système complexe où la structure théocratique continue d’avoir droit de regard et de contrôle sur le législatif, unique organe d’expression de l’idéologie des réformateurs, impuissants à procéder à des réformes économiques et institutionnelles significatives. Les élections parlementaires de février 2004 et la victoire des conservateurs ont tari les espoirs d’ouverture nés de l’accession des réformateurs au pouvoir. En mai 1997, l’islamiste modéré, Mohammad Khatami accédait en effet à la présidence de la République, fonction à laquelle il a été reconduit triomphalement en juin 2001. Incarnant l’espoir de liberté des Iraniens, il n’a pu mener à bien les réformes attendues, étant donné la faible marge de manœuvre dont il bénéficiait face aux conservateurs.



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