Le Delta (part IV)

2005

Csilla Kiss


Plus loin, un autre village, celui de Hadji Youssef Katiyar. Il s’y est installé en 1950 avec les membres de sa famille. Il aimerait bien migrer, mais n’en a pas les moyens.

“ À l’époque nous vivions d’agriculture, mais après l’Indépendance, la mer a complètement enseveli nos terres. Nous avons donc été forcés de quitter pour nous réinstaller sur cette rive et avons maintenu nos activités agricoles pour un moment. Mais alors que le débit du fleuve diminuait, la terre est devenue de moins en moins fertile. D’agriculteurs, nous nous sommes convertis à la pêche. Nous ne connaissions encore rien de la pêche commerciale.

Aujourd’hui, nous devons aller en haute mer, parce qu’il n’y a plus de poisson sur les côtes. Le voyage dure parfois jusqu’à 18 jours. Une fois les dépensées payées, nous recevons environ 100 à 300 Roupies (l’équivalent d’environ 5$ US).

” Comme ailleurs dans le delta, les femmes ont la responsabilité de l’eau. Il faut parcourir plus de trois kilomètres pour atteindre le puit. Parfois, dit-on, l’accès leur est interdit par un “ homme influent ” qui n’aime pas les voir puiser dans sa ressource.

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