Production artisanale de pétards

2006

Groupe de travail : Irisha Aroutcheff ,


A Arunthangavillai la plupart des habitants sont charpentiers, ouvriers agricoles ou fabriquant de cordes en fibre de cocos, ils essayent tant bien que mal de subvenir à leur besoin malgré les difficultés rencontrées souvent dues à leur appartenance à une caste de couche basse ( dalits).
Une de ces familles cependant a une activité peu ordinaire, ils fabriquent les fameux pétards qui font la joie des petits et des grands à l’occasion des fêtes religieuses.

Le savoir-faire et la recette de fabrication de ces pétards ont été transmis de père en fils, aujourd’hui c’est Chellaiah le chef de famille qui en détient les secrets.

Il y a deux sortes de pétards et des feux d’artifices.
Les pétards les plus simples sont faits avec de la poudre à canon et une mèche enroulée dans un tressage en feuille de cocotiers, ils se présentent sous une forme triangulaire.
Les pétards plus performants, puisqu’ils permettent une succession de détonations très impressionnantes, se présentent sous la forme d’une petite balle de différentes couleurs. La poudre à canon est dispersée à plusieurs endroits le long d’une ficelle en fibre de cocotier qui est, elle, enroulée comme une pelote à laquelle est ajoutée une mèche avant d’être entourée d’un papier de couleur.

Les pétards simples triangulaires seront vendus aux boutiques pour la somme de 2 roupies, pour être revendus au public pour 5 roupies environ.
Les plus gros et ronds seront vendus principalement aux temples et aux églises qui les allumeront à l’occasion des grandes fêtes religieuses, ils sont vendus environ 40 roupies pièces (environ 0,70€)

Le plus gros de leur production sera vendu à l’occasion de la fête de Deepawali (1) en octobre et du nouvel an grégorien en décembre.

Chellaiah ne tient pas compte de la quantité fabriquée ni vendue et n’a donc pas été à même de me donner un chiffre.
En revanche il estiment, durant les bonnes périodes, en vendre pour environ 13 000 roupies par mois ce qui leur donne un bénéfice net d’environ 2500 roupies mensuel (soit 44€ ) pour le foyer.
A l’occasion des grandes fêtes (Deewali, nouvel an...) il arrive à en tirer environ 25 000 roupies (440€) mais toute la famille est monopolisée pour la fabrication. Le reste de l’année ils devront souvent emprunter en attendant les bonnes périodes pour rembourser.

Le tsunami de décembre 2004 a affecté leur vente car les fêtes n’ont pas été célébrées.

(1) Deepawali ou deewali est sans conteste le plus important des festivals hindous qui célèbre le retour d’exil de Lord Rama après avoir vaincu les démons. Elle symbolise ainsi la victoire de la lumière contre les ténèbres.





Articles

Arunthangavilai : 23 + 2 = 25 nouvelles maisons

Le chantier semblait terminé pour Arunthangavilai pourtant deux nouvelles maisons sont en construction.

Témoignage de Chandran

La cérémonie pour la remise des maisons aux bénéficiaires a eu lieu, les habitants vivent dans leur nouvelle maison. Une bénéficiaire nous livre son (...)

Les villageois s’installent dans les nouvelles maisons

La remise des clés a eu lieu, les villageois après un an de constructions vont pouvoir s’installer dans leur nouvelle (...)

Témoignage de Sutarmani, bénéficiaire à Arunthangavillai

Votre nouvelle maison est terminée, vous y êtes vous installés ? Pourriez vous me dire quels changements ce nouvel habitat a provoqué dans votre vie (...)



ASFInt

Association membre du réseau Architecture sans Frontières International